Acouphène et mâchoire : comprendre le lien et trouver des solutions efficaces

📋 En bref

  • Les acouphènes, perception de sons sans source externe, se divisent en subjectifs et objectifs.
  • Les acouphènes somatiques sont influencés par des mouvements de la mâchoire et peuvent être liés à des troubles de l'ATM.
  • Environ 14 % de la population souffre d'acouphènes, impactant gravement le sommeil et la qualité de vie.

Acouphène et Mâchoire : Comprendre le Lien et Trouver des Solutions – Plan d’Article SEO Détaillé #

Qu’est-ce qu’un acouphène ? Définition, types et impact sur la vie quotidienne #

Un acouphène se définit comme la perception d’un son en l’absence de source sonore externe. Ce son fantôme ? peut prendre la forme de sifflement aigu, bourdonnement grave, pulsation rythmée, grésillement ou cliquetis, ressenti dans une oreille, dans les deux, ou dans la tête ?. Les grandes sociétés savantes, comme l’American Academy of Otolaryngology – Head and Neck Surgery, reprennent cette définition, qui fait consensus dans la littérature internationale.

On distingue essentiellement deux grandes catégories :

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  • Acouphènes subjectifs : perçus uniquement par la personne, représentant plus de 90 à 95 % des cas. Ils sont souvent associés à une atteinte de l’oreille interne, à une perte auditive neurosensorielle ou à une exposition au bruit. On les rencontre fréquemment chez les travailleurs exposés (industrie, BTP, musique amplifiée) et chez les seniors atteints de presbyacousie.
  • Acouphènes objectifs : beaucoup plus rares, parfois audibles à l’auscultation par un médecin. Ils correspondent souvent à des troubles vasculaires (malformations artério‑veineuses, sténoses) ou à des spasmes musculaires (muscle du marteau, muscle tenseur du tympan).

Deux sous‑types méritent une attention particulière :

  • Acouphènes pulsatiles : synchrones au rythme cardiaque, fréquemment liés à une cause vasculaire ou à des variations de pression dans l’oreille moyenne.
  • Acouphènes somatiques / somatosensoriels : leur intensité ou leur hauteur change lorsqu’on bouge la mâchoire, le cou, les épaules, ou lorsqu’on exerce une pression musculaire localisée. Ces formes intéressent directement la question de l’ATM.

Sur le plan neurophysiologique, les modèles initiés par le Pr Berthold Langguth, neurologue à l’Université de Ratisbonne, ou par le Pr Jos Eggermont, chercheur en neurosciences auditives, montrent que la destruction ou l’altération des cellules ciliées de l’oreille interne entraîne une hyperactivité neuronale des voies auditives centrales, interprétée par le cerveau comme un son permanent. Cette hyperactivité peut être modulée par des signaux somatosensoriels issus du cou et de l’ATM, ce qui explique le lien avec la mâchoire.

Les études épidémiologiques, comme l’enquête européenne European Tinnitus Survey 2021, estiment la prévalence des acouphènes à environ 14 % de la population, dont 2 % présentant une gêne sévère sur le sommeil, la concentration, l’humeur et le risque de dépression. Beaucoup de patients décrivent des maux de tête, une sensation de pression crânienne, une hyperacousie (hypersensibilité aux sons), des troubles de l’attention et une anxiété marquée.

  • À retenir : un acouphène n’est pas une maladie isolée, mais un symptôme auditif central pouvant avoir plusieurs causes, dont certaines sont liées à la mâchoire.
  • La sévérité du retentissement est parfois sans rapport direct avec l’intensité sonore mesurée, ce qui justifie une approche globale.

Les liens anatomiques et fonctionnels entre mâchoire, ATM et acouphènes #

L’articulation temporo‑mandibulaire (ATM) relie la mandibule à l’os temporal du crâne. C’est une articulation dite ginglymoarthroïdienne, combinant un mouvement de rotation et un mouvement de glissement, comme le rappelle le site spécialisé Joinoto. Elle est entourée par les muscles masticateurs (masséter, temporal, ptérygoïdiens) et se situe à quelques millimètres de l’oreille moyenne. Des groupes dentaires comme Clinadent ou le Centre Médico‑Dentaire du Luxembourg soulignent que les dysfonctions de l’ATM peuvent modifier l’équilibre des pressions et des influx nerveux vers l’oreille interne.

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Les acouphènes somatosensoriels se caractérisent par une variation de l’acouphène lorsque le patient :

  • serre les dents ou avance/recul la mandibule ;
  • tourne la tête, hausse les épaules, contracte les muscles cervicaux ;
  • subit une pression sur certains points musculaires de la nuque ou de la face.

Les recherches en neuroanatomie montrent que les afférences du nerf trijumeau (V), qui innerve la mâchoire, convergent au niveau des noyaux cochléaires dorsaux, première station des voies auditives dans le tronc cérébral. Une dysfonction de l’ATM, une malocclusion dentaire ou des tensions musculaires mandibulaires peuvent donc perturber ces signaux et moduler la perception des acouphènes.

Nous voyons souvent des tableaux où :

  • l’acouphène varie en mâchant, en bâillant, en ouvrant grand la bouche ;
  • coexistent des douleurs de mâchoire, des craquements ou blocages à l’ATM, voire des céphalées cervico‑mandibulaires ;
  • la personne présente une posture en avant de la tête, typique du travail prolongé sur écran, avec tensions cervicales et scapulaires.

Des cas cliniques rapportés par des cliniques dentaires en Luxembourg, au Québec (réseau Lobe) ou en Suisse romande montrent une amélioration significative des acouphènes après rééquilibrage de l’ATM (gouttière, rééducation, correction occlusale). Nous constatons nous‑mêmes que, chez des patients jeunes présentant acouphènes unilatéraux modulés par la mâchoire, le travail sur l’ATM réduit souvent la gêne de manière durable.

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  • Point critique : un acouphène influencé par les mouvements mandibulaires doit systématiquement faire suspecter une composante somatosensorielle liée à l’ATM ou au rachis cervical.

Le bruxisme, un facteur majeur de tension mandibulaire et d’aggravation des acouphènes #

Le bruxisme correspond au serrement ou grincement involontaire des dents, surtout pendant le sommeil, mais parfois en journée. En 2018, une méta‑analyse publiée au sein de l’European Journal of Orthodontics estimait la prévalence du bruxisme à 10–20 % de la population adulte, avec une fréquence accrue chez les sujets exposés à un stress professionnel chronique, notamment dans les grandes métropoles comme Paris ou Londres.

Les liens avec les acouphènes sont aujourd’hui bien documentés par des acteurs de l’audition tels que Amplifon, Laboratoires Unisson ou Optical Center :

  • le bruxisme entraîne une hypertonie des muscles masticateurs, avec douleurs faciales, céphalées matinales et irradiation vers la région de l’oreille ;
  • les micro‑traumatismes répétés sur l’ATM perturbent son fonctionnement, ce qui peut majorer un acouphène somatique déjà présent ;
  • la malocclusion dentaire, souvent associée, modifie la position de repos mandibulaire et les contraintes exercées sur le muscle tenseur du tympan.

Des séries cliniques publiées entre 2016 et 2022, notamment dans le champ de la dentisterie fonctionnelle, rapportent que 30 à 60 % des patients acouphéniques présentent des signes de dysfonction de l’ATM ou de bruxisme. À l’inverse, une proportion significative de patients suivis pour troubles temporo‑mandibulaires rapporte des acouphènes associés. Nous constatons que le trio stress – bruxisme – acouphènes est fréquent, avec des patients décrivant : réveils avec mâchoire crispée, dents usées, douleurs mandibulaires et sifflements plus intenses le matin.

Les manifestations habituelles du bruxisme comprennent :

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  • usure dentaire, micro‑fractures, sensibilités dentaires ;
  • douleurs musculaires faciales, céphalées matinales, impression de mâchoire fatiguée ;
  • craquements ou claquements de l’ATM, limitation d’ouverture buccale ;
  • augmentation perçue des acouphènes en période de surcharge émotionnelle.

De nombreux témoignages recueillis par des plateformes comme DeuxiemeAvis.fr ou par les services d’ORL hospitaliers montrent une nette amélioration des acouphènes après instauration d’une gouttière occlusale, associée à une kinésithérapie maxillo‑faciale et à des outils de gestion du stress (thérapies cognitivo‑comportementales, méditation, sophrologie). À notre avis, ignorer un bruxisme chez un patient acouphénique revient à se priver d’un levier thérapeutique essentiel.

  • Point de vigilance : le bruxisme n’explique pas tous les acouphènes, mais il agit souvent comme un amplificateur des symptômes auditifs chez des personnes déjà vulnérables.

Comment établir le diagnostic des troubles de la mâchoire associés aux acouphènes ? #

Une approche réellement efficace repose sur un diagnostic multidisciplinaire. En pratique, nous orientons vers un parcours associant :

  • un ORL ou un audioprothésiste pour l’évaluation auditive ;
  • un chirurgien‑dentiste ou un spécialiste de l’ATM pour l’analyse occlusale et mandibulaire ;
  • un kinésithérapeute formé à la rééducation maxillo‑faciale, voire un ostéopathe pour les aspects musculo‑squelettiques ;
  • un médecin généraliste ou un psychiatre lorsque le stress, l’anxiété ou la dépression sont au premier plan.

Côté ORL, le bilan comprend habituellement :

  • un interrogatoire précis : date de début des acouphènes, contexte (exposition au bruit, traumatisme crânien, épisode infectieux, pic de stress), variations en fonction de la posture, de la mâchoire ou de la pression cervicale, antécédents de bruxisme ou de traitement orthodontique ;
  • un examen de l’oreille (otoscopie), à la recherche d’otite, bouchon de cérumen, atteinte de la trompe d’Eustache ;
  • des examens complémentaires : audiogramme tonal et vocal, éventuellement acouphénométrie pour caractériser la fréquence et l’intensité de l’acouphène, tympanométrie, voire IRM ou angio‑IRM en cas de suspicion de cause vasculaire ou neurologique.

Le bilan dentaire et mandibulaire, mené par un dentiste rompu aux troubles de l’ATM, comporte :

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  • l’évaluation de la fonction de l’ATM : amplitude d’ouverture, présence de ressauts, déviation, craquement, douleur à la palpation des muscles masticateurs ;
  • la recherche de signes de bruxisme : facettes d’usure, fractures, hypersensibilités, hypertrophie des masséters ;
  • une étude de l’occlusion dentaire, parfois complétée par des radiographies panoramiques ou un cone beam (CBCT) de l’ATM en cas de suspicion d’arthrose ou de luxation.

Certains cabinets utilisent des outils de mesure plus spécifiques : enregistrement des mouvements mandibulaires, goniométrie d’ouverture, tests de charge sur l’ATM. Côté audition, les centres comme Signia ou Amplifon ont développé des protocoles d’évaluation intégrant des questionnaires standardisés (type Tinnitus Handicap Inventory – THI) pour quantifier la gêne.

Quelques signes d’alerte imposent une consultation rapide :

  • acouphène unilatéral brutal avec surdité soudaine, vertiges, nausées, ou signes neurologiques (paralysie faciale, troubles visuels) ;
  • acouphènes pulsatiles synchrones au pouls, surtout en présence de facteurs de risque vasculaire (hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie) ;
  • douleurs intenses à la mâchoire après traumatisme, blocage aigu de l’ATM, difficulté marquée à ouvrir la bouche.

Quelles solutions pour les acouphènes liés à la mâchoire ? #

Nous rappelons toujours que l’acouphène est un symptôme, pas une entité unique. L’objectif est double : cibler, autant que possible, la cause somatosensorielle (ATM, bruxisme, posture) et réduire la perception et le retentissement de l’acouphène sur le cerveau émotionnel.

Les approches centrées sur la mâchoire et l’ATM incluent :

  • Orthèse / gouttière occlusale : réalisée sur mesure par un dentiste, elle vise à diminuer le bruxisme, répartir les forces occlusales, détendre les muscles masticateurs et stabiliser l’ATM. Plusieurs études cliniques entre 2015 et 2022 rapportent une réduction significative des douleurs mandibulaires et une amélioration subjective des acouphènes dans une partie des cas.
  • Rééducation maxillo‑faciale par un kinésithérapeute : travail sur la mobilité de l’ATM, étirements des masséters et des muscles temporaux, techniques myofasciales sur la nuque et les épaules, correction posturale. Le site DeuxiemeAvis.fr met en avant ces exercices pour diminuer les tensions qui amplifient les acouphènes.
  • Correction d’une malocclusion : orthodontie de l’adulte, ajustements occlusaux, voire réhabilitation prothétique, lorsque la désorganisation dentaire perturbe fortement l’ATM.

Les approches auditives et générales complètent ce travail :

  • thérapies sonores : générateurs de bruit blanc, programmes spécifiques intégrés aux aides auditives numériques (par exemple chez Signia ou Phonak), sons de nature ou de bruit rose. Ces outils exploitent la plasticité cérébrale pour favoriser l’habituation à l’acouphène ;
  • prise en charge d’une perte auditive associée : des études montrent qu’un appareillage adapté réduit la gêne des acouphènes chez une proportion significative de patients, parfois supérieure à 60 % dans certaines cohortes ;
  • gestion du stress, de l’anxiété et de la dépression : programmes de thérapies cognitivo‑comportementales (TCC) dédiés aux acouphènes, méditation de pleine conscience, relaxation, parfois prescription d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques, toujours sous supervision médicale.

Les médicaments spécifiquement anti‑acouphènes ? restent décevants, et les recommandations internationales – notamment celles de la British Tinnitus Association et de la German Society for Otorhinolaryngology – insistent sur l’absence de remède miracle ?. Notre avis est clair : la réussite repose sur une stratégie personnalisée et pluridisciplinaire, avec un engagement actif du patient sur les volets mandibulaire, auditif et psychologique.

Deux cas typiques souvent observés en consultation :

  • personne de 35 ans, cadre à Lyon, bruxisme nocturne marqué, acouphènes bilatéraux modulés en serrant la mâchoire, nette réduction de la gêne après 6 mois de gouttière + kinésithérapie + séances de relaxation guidée ;
  • patiente de 50 ans, malocclusion ancienne, dysfonction de l’ATM documentée, acouphène unilatéral droit depuis 3 ans, amélioration progressive après correction occlusale, rééducation et appareillage auditif pour une presbyacousie associée.

Exercices pratiques pour relâcher la mâchoire et atténuer les acouphènes #

Les exercices proposés ici ne remplacent pas un avis médical. Ils peuvent toutefois compléter, de manière utile, la prise en charge d’acouphènes somatiques liés aux tensions mandibulaires ou cervicales. Des structures comme Optical Center ou DeuxiemeAvis.fr recommandent ce type de routine quotidienne pour soutenir le travail de fond sur l’ATM.

Le principe est simple : en réduisant la tension des muscles de la mâchoire, de la nuque et des épaules, nous diminuons la charge somatosensorielle envoyée vers les noyaux auditifs. L’objectif n’est pas de faire disparaître ? instantanément l’acouphène, mais de réduire l’intensité perçue et le niveau de stress associé.

  • Position de repos mandibulaire : assis, dos soutenu, placez la langue au palais, juste derrière les incisives, lèvres fermées mais dents légèrement séparées. Respirez lentement par le nez pendant 2 à 3 minutes. Surveillez toute envie de serrer les dents, laissez la mâchoire se suspendre ?.
  • Étirements doux des muscles masticateurs : ouvrez la bouche lentement jusqu’à une tension légère, maintenez 5 secondes, refermez. Répétez 8 à 10 fois. Puis effectuez des mouvements latéraux contrôlés, sans forcer. Un auto‑massage circulaire des masséters (sur les joues) et des temporaux (au niveau des tempes) pendant 3 minutes peut compléter ce travail.
  • Mobilité cervicale : assis droit, réalignez la tête dans l’axe du tronc, épaules relâchées. Effectuez des rotations lentes de la tête droite/gauche, puis des inclinaisons latérales oreille/épaule. Les kinésithérapeutes spécialisés en rééducation vestibulaire insistent sur la douceur de ces mouvements pour éviter toute exacerbation des vertiges ou des douleurs.
  • Respiration et gestion du stress : pratique de la cohérence cardiaque (respiration 5 secondes inspiration, 5 secondes expiration, 5 minutes, 3 fois par jour), respiration abdominale allongée avant le coucher pour limiter le bruxisme nocturne.

Une courte routine quotidienne spécial mâchoire et acouphènes ?, d’environ 5 à 10 minutes, peut être structurée ainsi :

  • 1 minute de position de repos mandibulaire ;
  • 3 minutes d’auto‑massage et d’étirements doux des muscles masticateurs ;
  • 2 minutes de mobilité cervicale contrôlée ;
  • 2 à 3 minutes de respiration lente ou de cohérence cardiaque.

Notre expérience est que ces exercices, pratiqués de façon régulière pendant plusieurs semaines, améliorent la sensation de tension faciale et la qualité du sommeil, ce qui indirectement réduit la perception des acouphènes chez une partie des patients.

Témoignages, études cliniques et retours d’expérience sur le couple ATM–acouphènes #

Les profils que nous rencontrons le plus souvent illustrent bien la nécessité d’une vision globale :

  • adulte de 40 ans, haut niveau de stress professionnel, bruxisme nocturne confirmé, acouphènes bilatéraux modérés : amélioration nette après mise en place d’une gouttière occlusale par un chirurgien‑dentiste parisien, suivi de kinésithérapie maxillo‑faciale et d’un programme de TCC ciblé sur l’anxiété ;
  • personne ayant subi un coup du lapin ? lors d’un accident de voiture en Île‑de‑France, avec dysfonction de l’ATM secondaire et acouphène unilatéral : rééducation de l’ATM et de la colonne cervicale par un kinésithérapeute spécialisé, diminution progressive de la gêne sur 6 à 9 mois ;
  • patient de 65 ans présentant une presbyacousie, des acouphènes anciens et un bruxisme chronique : appareillage auditif bilatéral associé à une gouttière nocturne, exercices de mâchoire quotidiens et travail sur le sommeil, avec amélioration conjointe de l’audition fonctionnelle et de la tolérance aux acouphènes.

Les études sur les acouphènes d’origine somatosensorielle ou mandibulaire rapportent des taux d’amélioration variables, souvent compris entre 30 et 70 % selon les critères retenus (baisse d’intensité, diminution de la gêne, amélioration du THI). Les meilleurs résultats sont observés lorsque :

  • un diagnostic global oreille + mâchoire + état psychologique est posé dès le départ ;
  • la prise en charge associe ORL, dentiste/orthodontiste, kinésithérapeute et, si nécessaire, psychologue ou psychiatre ;
  • le patient s’approprie réellement les exercices, les changements d’hygiène de vie et la gestion du stress.

Notre avis est que les acouphènes liés à une dysfonction de l’ATM constituent une catégorie où l’on dispose d’un levier thérapeutique concret : corriger une malocclusion, détendre les muscles masticateurs, stabiliser l’ATM peuvent avoir des effets mesurables. Cela ne garantit pas une disparition complète des sons perçus, mais augmente nettement les chances de diminution de la gêne.

Vers une meilleure compréhension du couple acouphène–mâchoire #

Les travaux récents en ORL, en odontologie et en neurosciences confirment que les acouphènes sont multifactoriels. Une part non négligeable est toutefois liée à des facteurs somatiques, en particulier l’articulation temporo‑mandibulaire, la musculature de la mâchoire et le rachis cervical. Le bruxisme, le stress chronique et les dysfonctions mandibulaires agissent comme des modulateurs puissants de la perception des acouphènes, surtout lorsque tensions musculaires et troubles posturaux se conjuguent.

Nous sommes convaincus qu’une prise en charge multidisciplinaire – ORL, dentiste spécialiste de l’ATM, kinésithérapeute, psychologue, audioprothésiste – offre aujourd’hui les meilleures perspectives d’amélioration durable. L’enjeu n’est pas seulement de faire taire ? le bruit, mais de réduire sa place dans la vie mentale, de restaurer le sommeil, la concentration et la qualité de vie globale.

  • Si vos acouphènes persistent au‑delà de quelques semaines, surtout s’ils s’accompagnent de douleurs de mâchoire, de bruxisme ou de symptômes auditifs soudains (perte auditive, vertiges), nous vous encourageons à consulter rapidement un ORL et un dentiste formé aux troubles de l’ATM.
  • N’hésitez pas à demander un bilan auditif complet, une évaluation de l’ATM et un accompagnement sur la gestion du stress. L’association de ces approches offre souvent des résultats bien supérieurs à une démarche isolée.
  • Pour aller plus loin, vous pouvez vous rapprocher de réseaux spécialisés en acouphènes, d’associations de patients, ou de structures comme les centres d’audiologie et de soins dentaires multidisciplinaires présents dans les grandes villes françaises.

Nous pensons qu’en comprenant mieux le lien entre acouphène et mâchoire, vous gagnez un véritable pouvoir d’action sur vos symptômes, avec des pistes concrètes à explorer plutôt que de rester dans l’incertitude.

🔧 Ressources Pratiques et Outils #

📍 France Acouphènes

Adresse : 92 rue du Mont Cenis, 75018 Paris.
Téléphone : 01 42 05 01 46.
Site web : france-acouphenes.fr

🛠️ Outils et Calculateurs

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👥 Communauté et Experts

Contactez l’Acouphène Institut à Paris 16e arrondissement pour des thérapies comportementales. Contact : Sylvie NARDEUX.
Pour des groupes de parole et des permanences, rejoignez France Acouphènes au 01 42 05 01 46.

💡 Résumé en 2 lignes :
Explorez des ressources à Paris pour la gestion des acouphènes, incluant des consultations et des produits spécialisés. Les services de France Acouphènes et de l’Acouphène Institut offrent un soutien précieux.

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