Mardi 20 octobre, c’est la Journée mondiale de l’ostéoporose. Le rendez-vous, porté par la Fondation internationale de l’ostéoporose, se résume en un appel affiché sur le site officiel de la journée : sensibiliser, protéger ses os, prévenir les fractures. C’est l’occasion de faire le point sur une maladie silencieuse, qui ne fait pas mal tant qu’aucun os ne casse, et sur ce que chacun peut faire au quotidien.
Plan de l'article
L’ostéoporose, une fragilité qui ne se voit pas #
L’Assurance maladie la définit comme une diminution de la densité de l’os associée à des modifications de sa micro-architecture. Résultat : l’os devient plus fragile. La maladie se révèle souvent par une fracture dite « de fragilité », survenue après un choc minime, comme une chute de sa propre hauteur en marchant, selon la page d’information d’ameli.fr.
Les chiffres donnés par l’Assurance maladie montrent l’ampleur du sujet. En 2019, près de 4 millions de personnes vivaient avec une ostéoporose en France, et environ 484 000 fractures de fragilité ont été recensées, surtout au poignet, aux vertèbres et à la hanche. Les femmes sont deux à trois fois plus touchées que les hommes, en raison de la ménopause. Mais un quart des fractures de fragilité concernent des hommes.
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Qui doit être attentif ?
Toujours selon ameli.fr, le premier facteur est l’âge, en particulier chez la femme après la ménopause, surtout si elle est survenue avant 40 ans. D’autres éléments augmentent le risque : un faible poids, le manque d’activité physique, le tabac et l’alcool en excès, une carence en calcium ou en vitamine D, certains traitements pris au long cours comme les corticoïdes, ou des antécédents familiaux, notamment une fracture de la hanche chez un parent.
Une première fracture de fragilité est aussi un signal d’alerte : elle augmente le risque d’en subir une autre. C’est pourquoi le dépistage et le diagnostic relèvent du médecin traitant, qui peut prescrire les examens adaptés selon la situation de chacun.
Prévenir, c’est d’abord bouger #
La prévention commence tôt. L’Assurance maladie rappelle que des apports suffisants en calcium et en vitamine D et une activité physique régulière pendant l’enfance et l’adolescence aident à constituer un bon capital osseux. À l’âge adulte, l’objectif est de le préserver : rester actif, limiter le tabac et l’alcool, et réduire les risques de chute.
Le mouvement, un allié des os
L’os est un tissu vivant qui réagit aux contraintes. Marcher, monter des escaliers, jardiner ou pratiquer une activité où l’on porte son propre poids sollicite le squelette. Les exercices d’équilibre et de renforcement musculaire ont un double intérêt : ils entretiennent la force et ils diminuent le risque de tomber. Or, avec une ostéoporose, c’est souvent la chute qui provoque la fracture.
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L’important est de choisir une activité adaptée à son âge, à sa condition physique et à son état de santé, et d’en parler avec son médecin en cas de doute ou d’antécédent de fracture.
Limiter les risques de chute à la maison
Quelques réflexes simples réduisent les chutes : un bon éclairage, notamment la nuit, des tapis fixés ou retirés, des chaussures fermées qui tiennent bien le pied, une barre d’appui dans la salle de bain. Les pieds jouent ici un rôle souvent sous-estimé. Une douleur sous le pied, une perte de sensibilité ou des chaussures inadaptées modifient la marche et peuvent fragiliser l’équilibre. Les faire examiner fait partie de la prévention.
Et l’ostéopathie dans tout ça ? #
Il faut être clair : l’ostéopathie ne soigne pas l’ostéoporose et ne remplace ni le diagnostic, ni le suivi, ni les traitements prescrits par le médecin. En revanche, l’ostéoporose ne signifie pas l’arrêt de toute prise en charge manuelle. Elle impose surtout une adaptation.
Face à un patient ostéoporotique, l’ostéopathe renonce aux techniques à haute vélocité et aux manipulations en force, et privilégie des approches douces. L’objectif peut être d’accompagner des douleurs dorsales ou de mieux comprendre une posture qui gêne la marche, toujours en lien avec le médecin traitant. Il est donc essentiel de signaler, dès la première consultation, une ostéoporose connue, une fracture passée ou un traitement en cours.
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Ce qu’on peut retenir pour le 20 octobre #
La journée mondiale rappelle trois idées simples. L’ostéoporose est fréquente, y compris chez les hommes. Elle ne fait pas de bruit avant la fracture, d’où l’intérêt d’en parler à son médecin quand on présente des facteurs de risque. Et la prévention passe par des gestes accessibles : bouger régulièrement, soigner son alimentation, prendre soin de ses pieds et sécuriser son logement.
Profiter de cette date pour faire le point sur sa santé osseuse, c’est déjà agir pour ne pas découvrir la maladie à l’occasion d’une fracture.




